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Aujourd'hui,
nous avons renforcé la majorité de gauche au Conseil général de Vaucluse.
Demain, nous aurons la présidence de l'association des Maires, et la majorité
des présidents de communautés de communes. Qui aurait pu imaginer pareille
situation au lendemain des élections législatives ?
Je
voudrais saluer ici, les très belles victoires de nos camarades à Carpentras,
Sarrians, Le Thor, Apt, Camaret-sur-Aygues et toutes les communes vauclusiennes
que nous avons arrachées à la Droite
Pourtant,
ces élections laissent de vifs regrets notamment à l'Isle sur la Sorgue,
Avignon, Bollène, Bonnieux ou Pertuis. Dans ces villes, ce n'est pas la Droite
qui l'a emporté, c'est la Gauche qui a perdu. Divisons, querelles internes,
intérêts particuliers contre volonté collective...
Les
résultats sont encourageants pour notre Parti, faut-il croire en un renouveau
du parti Socialiste ou plutôt à un vote sanction contre le Gouvernement et son
Président ?
Ne nous
trompons pas, mes chers camarades, le Parti Socialiste ne va pas mieux, nous
sommes encore aujourd'hui dans l'incapacité de proposer un projet politique
alternatif. Notre Parti ne peut se contenter d'être le Parti des élus locaux,
nous devons redevenir le Parti de l'espoir capable de gagner une élection
présidentielle et disposer demain d'une majorité parlementaire.
Au-delà
de nos capacités d'imagination locales, les réponses politiques pour nos concitoyens
se construisent aussi dans le cadre d'une majorité parlementaire. Pour être
demain majoritaire, nous devons nous doter d'une ligne politique claire capable
de faire émerger un projet politique cohérent.
Dix mois
de sarkozisme laissent les Français inquiets, les Européens désemparés, le
pouvoir d'achat et les retraites lacérés, les enseignants et les étudiants dans
la rue.
Le PS
doit retrouver sa force de proposition et préparer la nécessaire alternative à
une présidence bling-bling, arrogante, qui méprise les plus fragiles et
préfèrent les petits arrangements entre amis, MEDEF, CAC 40, Françafrique et
show business.
C'est
l'enjeu qui nous attend au mois de novembre à l'occasion de notre prochain
congrès (calendrier ci-joint). Je ne souhaite pas un congrès de transition.
Nous allons, mes chers camarades, avoir la responsabilité de construire le PS
de demain.
Jean François LOVISOLO
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